Présentation de ma traversée :                          
Mercredi 11 novembre 2009
Séance de psy du 9-06-2000

& Je ne suis pas bien, mais ce n'est pas le pire.
- C'est quoi le pire?
& C'est d'avoir envie d'en finir, d'abandonner, de tout plaquer.
- C'est le pire du pire ça, quand la dernière fois ?
& Il n'y a pas si longtemps.
- Et quand cela ne va pas c'est comment ?
& Le matin en me réveillant, j'ai la migraine après les cauchemars de la nuit. Là je rêvais que je tombais dans un trou avec la petite que j'accueille. Des gens étaient tués, c'était très violent. On sortait du trou, on fuyait mais on était poursuivies par des personnes qui voulaient nous tuer.
- On vous a tuées?
& Non, je me suis réveillée.
- Et avant de vous rappeler de ce traumatisme, vous faisiez des cauchemars?
& Pas beaucoup
- Et les réveils avec migraine?
& Oui
- Et vous rappelez vous du jour ou tout allait bien ?
& C'est plus difficile, pendant les vacances de l'année dernière, le repos, les ballades.
- Pas depuis ?
& Je n'en ai pas le souvenir.
- Vous vous rappelez du négatif, mais pas du positif, vous fonctionnez comme cela, vous laissez le négatif vous envahir comme quand vous étiez petite fille, vous avez subi, vous ne pouviez pas faire autrement et maintenant vous subissez le négatif.
Mais vous pouvez changer les choses, donner une autre fin à vos cauchemars au lieu de vous laisser envahir par tout ce qui est noir, vous pouvez réagir.
& Mais je le fais parfois, l'autre jour j'avais la migraine, j'ai tout plaqué après le déjeuner, je suis partie me reposer et l'après midi je suis allée nettoyer mes fleurs, cela m'a fait du bien.
- C'est très bien, c'est ce qu'il faut faire, en sachant que ce n'est pas possible à chaque fois. Mais dans ces cas là vous pouvez appeler l'asso pour parler, pour vous décharger d'un fardeau, ou sortir vous occuper de vos fleurs.
Vous comprenez , c'est le même fonctionnement, et ce que Paquerette enfant ne pouvait que subir de la part de cet homme, Paquerette adulte peut changer les choses et ne pas subir le négatif, ou y mettre un terme, c'est du même ordre en tout cas.
& Oui, mais là j'ai besoin d'exploser
- C'est quoi pour vous exploser ?
& Pleurer, crier, j'ai besoin de cela maintenant, j'en ai marre de contenir.
- cela peut être une explosion thérapeutique, vous pouvez le fair eici, on en avait déjà parlé, mais il faut le prévoir pour prendre plus de temps. Vous pourriez prendre du temps ici après ou votre mari pourrait venir vous chercher. On peut prévoir quelque chose comme cela.
& Oui, parce que cela me fait peur et ce n'est jamais l'endroit ni le moment pour ça, mon mari ne mérite pas ça, en plsu il est anxieux et va s'inquiéter.
- Et bien, on verra si mi je le mérite, en totu cas il y en a un qui le mérite.
& Oui, mais il n'est plsu là.
- Oui, mais il vous entend
& Hum....... c'est souvent mon mari qui prend quand je vais mal, et comme avec lui tout est compliqué, j'ai bien des raisons de m'énerver. mais là j'ai vraiment envie de crier.
- Je le vois bien, on va programmer, si vous avez confiance, cela peut se faire ici.



Cet entretien a duré une heure au lieu de 30 mn, il est vraiment aidant, j'allais tellement mal.
Je repars complètement sonnée et très triste. C'est très douloureux mais je sens que les choses avancent.





Par paquerette-biographie - Communauté : Récits de vécu, expériences.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 16 août 2009


Je ne pense pas que je vais continuer à relater toutes mes séances de thérapie, détaillées comme je le fais.
Depuis ce milieu d'année 2000, il s'est passé tellement de choses !!! et c'est trop volumineux.
Je vais retranscire les points les plus marquants pour moi, la sélection va être difficile et je vais avoir du mal à éliminer une partie de ces séances, je vais le faire progressivement, j'ai ce défaut de ne pas réussir à faire court. 


Si des personnes qui ont écrit leur biographie passent par là, je prends les conseils.


 
Par paqui-biographie - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 15 août 2009


Suite à ces séances de thérapie en 2000, je fais beaucoup de cauchemars de mort. Cela se passe toujours dans le village de mon enfance. Je ressens aussi beaucoup, beaucoup de fatigue.

Nous profitons du week end de l'ascencion pour partir avec la caravane, mais je me sens mal intérieurement.
Durant ces trois jopurs, il y a le 3 Juin, date anniversaire de la mort de mon frère abuseur. Je note sur mon journal ce matin là :
"Evidemment que je pense à lui!" 
Nous partons pour visiter les châteaux de la Loire et pour une erreur de direction, mon mari s'énerve, je fonds en larmes, j'ai envie d'exploser, mais je me retiens. Il se questionne de me voir ainsi, je lui dis seulement que je sais pourquoi je suis mal, il ne demande rien, ne réagit pas très bien et je me renferme dans une grande tristesse.
Le soir nous décidons de diner au restaurant, avant de partir je lui dis qu'il faudra que je lui parle à notre retour, pour me vider la tête.

Quand nous rentrons, je lui demande si je peux lui parler, oui bien sur, il est prèt à m'entendre. Dans les larmes, je lui rappelle que c'est l'anniversaire de la mort de mon frère et que je ne peux m'empêcher d'y penser, que je m'en veux d'être mal encore avec ça depuis 20 ans, que je me sens ridicule.
Il me répond: Je n'y avais pas pensé, il ne faut pas t'en vouloir, tu es bien entourée, aidée, tu fais ce qu'il faut pour t'en sortir, et tu vas y arriver.
"Merci mon chéri. Cela me fait vraiment du bien d'évacuer ainsi et de me sentir comprise".
J'écris ensuite une page pour mon psy avec ce que je viens de comprendre, je suis mieux ensuite. 

 
Par paqui-biographie - Communauté : Récits de vécu, expériences.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 5 juillet 2009


Quelque temps après, lors d'un entretien à sos-inceste, on me dit aussi qu'il est nécessaire de faire des pauses dans la douleur, qu'il est important de ne pas aller trop vite.
On me dit que j'ai besoin d'un lieu ou je suis encadrée pour sortir ma colère !!!

L'une des écoutantes me dit qu'il y a souvent deux personnes en nous : le bon et le méchant et que je peux être en colère pour le mal qui habitait mon abuseur, pour l'acte lui même. Et qu'il y a l'autre partie qui a pu être bien pour d'autres personnes.

Avant cela, j'avais parlé de ma culpabilité de salir la mémoire de mon frère.

J'évoque ma séance chez mon psychiatre ou j'ai pu raconter le viol pour la première fois. On me dit que maintenant que c'était débloqué, ça devrait continuer et que tout allait aller de mieux en mieux.

Je parle dans cette association de ma vie de tous les jours qui est extrèmement difficile au milieu de ma famille. On me dit que je devrais m'autoriser à partir de chez moi au moins une demi journée par semaine, ce n'est pas facile.

J'évoque aussi la date anniversaire de l'accident de mon frère, et je me dis : le pauvre, il est mort lui. Et à d'autres moments je lui en veux d'être mort car je ne peux régler mes comptes avec lui.

Quand mes larmes coulent, on me dit de laisser aller, je réponds que ce n'est pas facile et que cela me fait peur.


Je repars de ces entretiens, épuisée, mais libérée.


 
Par ma-biographie - Communauté : Récits de vécu, expériences.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 5 juillet 2009


Cette psychothérapeute chez qui je ne suis pas à l'aise est la femme de mon psychiatre en fait et son cabinet jouxte leur maison.

Ce jour là, elle m'apprend la technique du rêve éveillé dirigé, pour favoriser le sommeil et surtout l'endormissement pour lequel, j'ai beaucoup de mal même avec anxiolitiques et neuroleptiques.

Elle me demande de m'allonger sur le divan, me mettre à l'aise, calée avec des coussins, bras et jambes étendus. Il faut prendre conscience de l'environnement et fermer les yeux.

(- Imaginez que vous êtes hors de la pièce, puis hors de la ville, et vous voyez un nuage d'une belle couleur qui vient vous chercher, vous prend dans ses bras et vous berce comme un enfant, vous vous laissez bercer, c'est très agréable.
Il vous emmène loin sur une ile, il y a uen montagne d'ou descend un torrent, vous entendez le bruit du torrent, il coule dans la vallée, vous êtes maintenant dans cette vallée, il y a un lapin.
Ce torrent se déverse dans un lac, vous êtes au bord, la nature est verdoyante, c'est calme puis vous continuez jusqu'à une forêt, sous les arbres, il y a une clairière avec une biche et son faon.
Un ruisseau est là aussi, vous le suivez, il se jette dans la mer, il y a une plage, vous vous allongez au soleil, le soleil chauffe votre peau. Vous entendez le ressac, le cri des mouettes, vous voyez les grains de sable et l'écume.
Près de vous, sur la plage, il y a des palmiers, des cocotiers, des gens dansent sur une musique gaie, en votre honneur, ils font la fête, vosu pouvez vous jopindre à eux si vosu voulez, il y a aussi un bâteau avec le bruit des gréments.
Puis le nuage vous reprend dans sa douceur, il vous berce, laissez vous bercer. Il vous emporte, vous revenez dans la ville, dans cette pièce. Vous intégrer ce nuage en vous, à l'intérieur de vous, pour que quand vous en avez besoin, vous refaites ce voyage et vous vous sentez prête.
Prenez conscience de votre respiration, elle se fait plus profonde, abdominale.}

Elle me fait faire ensuite une révision de la sophrologie avec prise de conscience des battements du coeur à la fin et déglutition.


Le rêve éveillé dirigé peut être fait dès que l'on veut s'endormir, petite sieste ou se rendormir la nuit. Je l'ai beaucoup utilisé à l'époque.
Il faut imaginer le maximum de détails, c'est difficile et on finit par s'endormir

 
Par ma-biographie - Communauté : Récits de vécu, expériences.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Texte Libre

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés